Comme vous pouvez le constater dans les supermarchés, ou encore à travers les médias, les produits sans gluten deviennent de plus en plus à la mode. Il semblerait donc que l’on nous mette en garde contre les effets de ce dernier. Mais quels sont-ils exactement ? Le gluten constitue-t-il un danger pour l’Homme ? Ce sont les questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Qu’est-ce que le gluten ?

Le gluten appartient à la famille des protéines, et est présent dans les principales espèces de céréales comme le blé, l’orge, l’avoine ou le seigle. On le trouve par conséquent dans tous produits dont la composition implique une de ces céréales : pain, pâtes, semoule…
De plus, beaucoup d’additifs alimentaires industriels proviennent du blé (amidon), et en contiennent donc inévitablement, car il assure un rôle de liant apportant une homogénéité nécessaire à certaines préparations..
Le gluten se retrouve donc dans une large gamme de produits sans que l’on soupçonne souvent sa présence.

Mais alors, existe-t-il des dangers liés à la consommation de gluten ?

Un élément de réponse à travers notre histoire :

L’être humain a commencé à consommer du gluten lors des débuts de l’agriculture, soit il y a 10 000 ans. Cela vous paraît beaucoup ? Pourtant, à l’échelle de l’histoire de l’Homme, c’est vraiment tout récent ! En effet si notre espèce, l’Homo Sapiens, est apparu il y a 200 000 ans, la séparation des lignées de l’homme et du chimpanzé se compte en millions d’années… Durant tout ce temps, le génome humain a évolué en fonction des différents modes de vie ayant traversé ces époques. Si l’organisme est évidemment capable d’adaptation, cela prend bien plus de temps que l’on ne le pense.

Ainsi, l’apparition du gluten dans l’alimentation humaine, récente, semble aujourd’hui se confronter pour de nombreuses personnes à des ressources enzymatiques et/ou immunitaires insuffisantes pour le digérer.

Le gluten, un aliment transformé et re transformé :

Grâce (ou à cause?) de l’expansion des activités agricoles industrialisées, bon nombre de céréales ont subi d’importantes mutations génétiques afin de les rendre plus résistantes et plus rentables. C’est notamment le cas du blé, qui n’a plus rien à voir avec le blé de l’époque de nos plus lointains ancêtres (il possède aujourd’hui 42 chromosomes au lieu des 14 originaux). Ainsi, comment laisser le temps à notre organisme de s’adapter si l’aliment est sans cesse modifié et muté ? Pour encore plus d’informations sur les aliments ultra-transformés, vous pouvez lire notre article dédié.

Une surconsommation de gluten au sein de la société actuelle :

Aujourd’hui, il apparaît clair que nous consommons beaucoup (voire trop?) de gluten. Comment cela se fait-il ? En plus de se retrouver dans les céréales classiques comme le blé que l’on consomme sous forme de pain ou de pâtes, le gluten est aujourd’hui intégré de manière plutôt discrète dans un nombre incalculable de préparations où l’on ne soupçonne pas spécialement sa présence :

  • Sauces
  • Plats préparés
  • Alcools (bière)
  • Charcuterie
  • Soupes industrielles
  • Préparations à base de viande (boulettes)

Entre autres… une bonne partie des aliments transformés ! Ainsi, notre mode de surconsommation de blé sous toutes ses formes pourrait être en partie responsable d’une moins bonne tolérance au gluten.

Les conséquences : de potentielles prédispositions à une fragilité face au gluten

De nombreuses études scientifiques impliquent aujourd’hui de manière certaine le gluten dans l’apparition de la maladie cœliaque (dite aussi intolérance au gluten). La maladie cœliaque, auto-immune, est une intolérance permanente au gluten. Elle abîme progressivement la paroi gastrique, entraînant sur la durée une malabsorption des nutriments. Cette maladie est ainsi à l’origine de carences nutritionnelles notamment en fer, calcium et acide folique.

Mais ce n’est pas tout, des études plus récentes réalisées en 2011 et 2012 mettraient en lumière l’existence d’un autre trouble lié au gluten : l’hypersensibilité au gluten non cœliaque, moins visible mais beaucoup plus répandue et tendant à s’accroître encore selon la communauté scientifique. L’hypersensibilité au gluten représenterait un ensemble de réactions symptomatiques associées au gluten mais dont la présence ne serait pas liée à des mécanismes auto-immuns. Les symptômes de l’hypersensibilité au gluten seraient similaires à ceux du syndrome de l’intestin irritable : douleurs abdominales, gaz, ballonnements ou transit irrégulier.

En conclusion

En sachant tout cela, il peut donc être intéressant de prêter une plus grande attention à notre consommation de gluten dans le but de la réguler. D’autant plus qu’aujourd’hui, il existe de nombreuses alternatives nous permettant de ne pas toujours avoir à nous tourner vers le blé. Et puis, qu’on se le dise, rien de tel que de bons plats faits maison à base de produits bruts et frais, où l’on sait exactement ce que l’on met dans l’assiette ! 🍽

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